Blog sans nom et sans mots

CLAUSD "Le ciel allume, la terre nourrit." (Lie-Tseu)

23 juin 2016 ~ 0 Commentaire

Métaphysique (8) : L’Ange et la Bête

On rejette le Moyen-Âge parce qu’on rejette ses monstres (comme on le fait avec l’Afrique noire et son imaginaire « trophique »). On croit le plus stupidement et orgueilleusement et mensongèrement du monde avoir résolu avec nos sciences la question du mal en la rejetant du côté de la superstition, du passé révolu, des peuples arriérés. Ce faisant, et paradoxalement, aucune connaissance de nous-mêmes n’est possible humainement : d’où la nécessaire fabrication à la chaîne des robots.

22 juin 2016 ~ 0 Commentaire

Métaphysique (7) : De la vraie vie

 

Le corps ne peut pas jouir seul : seul l’esprit le peut. Le corps en soi est inerte, yin, et ne réclame pour soi que la paix, le repos, la simple conservation.

En tant qu’instrument de jouissance, il est donc bien un simple medium.

C’est pourquoi il est si important de ne pas confondre haut et bas, et de travailler à s’installer définitivement dans le monde de l’esprit, qui n’est pas négation ou refoulement ou mépris de la matière, mais reconnaissance de son indéniable supériorité, et, au final, de son ultime et unique réalité pour l’homme : tout être humain ne recherche-t-il pas en dernière instance qu’un contentement de l’esprit, depuis l’utérus, et même lorsqu’il dit ou croit se vautrer dans le bas, même l’homme ou la femme la plus apparemment vulgaire ? – toute provocation n’est-elle pas avant tout, consciemment ou inconsciemment, qu’un aveu d’impuissance ?

Aucune extase n’est matérielle.

Notre Royaume à nous est celui de la Vérité, et non pas le faux-fuyant matriciel des bits technologiques transportables dimensions cinéma.

16 juin 2016 ~ 0 Commentaire

Anonymous memoriam

(Morts de honte, de chagrin, de colère)

10 juin 2016 ~ 0 Commentaire

Shiva (2) : Le temps de rien

Ne pas diviser, si l’on ne veut pas se diviser. Ne pas catégoriser l’esprit, évite la volonté inutile de réunir ce qui n’aurait jamais dû être séparé. La modernité existentielle n’a jamais su produire en série que du faux, du néant de boue, de la matière noire, dont les véritables fils et filles du ciel n’ont cure ou finiront bien par se débarrasser un jour totalement.  Tout oublier, non pas à force de travail mais de courage d’être, par-delà un quotidien temporel ridicule et criminel, quand on pense à notre véritable histoire cosmique. Ceux qui n’ont que du temps libre ne sont pas libres et n’ont jamais le temps de rien. Le temps est une impasse pour qui se croit déterminé ou limité par lui. Comme Lautréamont, nous sommes fils d’océan, de titans, des dieux pourquoi pas. Nous ne dominons personne, nous vivons en marge d’un manège qui tourne absolument sans nous. La solitude physique n’est rien en comparaison de la spirituelle, de la sécessionniste : nous nous reprenons, nous redressons, fiers au milieu des cendres, prêts à revivre éternellement l’illimité de nos vies sans bornes, sans naissance ni fin, sans déterminations ni noms, et sans femmes peut-être aussi, hélas.

**

Shunsun Wushu déclare aux grands ministres de la Cour qu’il estime supérieur Zigong à Confucius. Zigong, informé par Zifu Jingbo, répond : Prenons l’exemple du mur d’enceinte d’une demeure. Dans mon cas, c’est un pauvre mur qui n’arrive qu’à l’épaule et qui laisse voir ce qu’il y a de valeur à l’intérieur de la maison. Dans le cas de mon Maître, c’est un grand mur de plusieurs mètres de haut : aussi est-il impossible – à moins de trouver l’entrée du palais – d’apercevoir les beautés du temple ancestral et la splendeur des pavillons officiels cachées derrière le mur. Or, rares sont ceux qui trouvent l’entrée. Il ne faut donc guère s’étonner des propos du seigneur Wushu.

01 juin 2016 ~ 0 Commentaire

L’amour à mort

Un vrai cauchemar, une vraie « dystopie ». Cette société n’est même plus « à cran » : elle est en phase finale d’(auto-)extermination – ce grand nuage toxique détruira tout sur son passage et ne resteront, heureusement, que les germes d’être authentique, qui ne pouvaient pas pousser à cause de lui – comme des graines en dormance attendant la fin des retombées hiroshimiesques du grand champignon apocalyptique ontologique post-moderne, nous sommes là, face et sous la mort, attendant la fin de vos criminels et génocidaires jeux de joute de dupes pour pousser nos grandes branches d’amour autour de vos panneaux publicitaires déjà à moitié dévorés par les mousses et les lichens, étouffés et enveloppés de tiges de lierres innocemment toxiques pour vos faces de pantins numériques en plastique surjouées et surimprimées – compagnons végétaux, mousses, champignons, fleurs et arbres, luttant comme nous chaque jour pour leur survie face aux hordes de métal hurlant de vos misérables machines à combustion, dévalisant et anémiant la Terre, amis d’éternité, humbles, fiers, remplis d’indifférent mépris face à vos pétro-sourires d’affiche dérisoires et si pitoyablement sexuels.

10 avril 2016 ~ 0 Commentaire

sans titre

(à Darkhaiker, en petite réaction à son travail autour de la guerre de 14)

Le bonheur égoïste n’existe pas. Ceux qui sont égoïstes – ou altruistes par compensation – ne sont jamais heureux en fait, car il leur manque LA MÉMOIRE.(on nous a volé notre mémoire effectivement)

04 avril 2016 ~ 0 Commentaire

Message à M.

Il y a un paradoxe : si le social tel que nous le connaissons est mensonge, alors retrouver sa nature humaine véritable (sociale) passe par la solitude. Je crois que c’est le piège de notre société de nous contraindre à une socialité « obligée », ou bien d’utiliser nos aspirations naturelles et légitimes à la socialité, pour nous piéger dans le mensonge social conforme et nous imposer sa douce mais implacable dictature – travail, amour, citoyenneté conformes notamment (pas loin du Travail Famille Patrie pétainiste : subtil glissement de sens n’est-ce pas ?).

Donc s’il y a encore un avenir humain possible, il passera par une communication « dématérialisée » mais libre et non-marchande, non calculée, non déterminée, non préméditée, non construite, non institutionnalisée, non normalisée, non politique, non associative, non hiérarchisée, non nominée. Bien loin des réseaux sociaux transhumanistes californiens pré-balisés et destinés à aiguiller à sa source tout le potentiel de sociabilité et de créativité humaine pour le canaliser en expressions de pseudo-vie conformes et neutralisées (comme dans la Matrice), nous parlons là de libres expressions de soi non pensées, à la fois humaines et trans-humaines, non pas contre ou en-dehors du social, mais au-dessus de lui, un peu comme un Nietzsche a pu le faire dans la folie et la solitude de son héroïsme « philosophique », ou comme les taoïstes chinois le pratiquaient dans un environnement social « dévoyé ».

Du point de vue religieux (« qui relie »), cela suppose une sorte de communauté humaine invisible, voire inconsciente d’elle-même (au sens d’inconscient positif, comme celui de l’individu non-psychanalysé), sans Eglise déterminée, mais puisant à toutes les sources vives spirituelles pour continuer naturellement à les faire vivre en nous et en-dehors de nous, comme dans toute tradition culturelle « normale » et propre : rien de vraiment nouveau là-dedans, fut-ce effectivement complètement révolutionnaire !

Krishnamurti fut un de ceux qui a initié cette voie de solitude positive dans un monde en pleine « solution finale », puisant notamment aux sources du bouddhisme Zen sans jamais y faire directement référence et encore moins en en faisant un absolu en soi : conformément au Zen d’ailleurs, ce qui compte est ce dont on parle, non comment on le fait (la lune, pas le doigt – ta vraie nature, non la philosophie qui en parle). Je te copie le lien vers un article, « Qu’est-ce que la vérité », publié sur le site officiel français de l’association Krishnamurti : http://www.krishnamurti-france.org/La-verite-existe-t-elle

Ce site est assez riche, sans doute pourras-tu y trouver de quoi approfondir tes questions et initier ou continuer ton chemin. N’est-il pas l’heure de se réveiller ?

fraternellement, L.

Poemesmichele |
Keepcalmandwritepoems |
atout voyance |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Et si Maheu et la Maheude a...
| Huonokazi
| Bel-Ami et les femmes