11 août 2016 ~ 0 Commentaire

Sur une génération (2)

(à D., encore, et à son style et son travail comme « héritage » transmis, à nous autres, 100 ans après 14 – en attente de cicatrisation donc, de fructification, peut-être…)

*

« Il faut beaucoup plus de virilité pour élever correctement un gosse que pour tuer un homme »

Jean Giono

 

Pourra-t-on un jour en finir et stopper une IMAGINATION A DISTANCE qui n’a pas lieu d’être ? Sans avoir à nous justifier, sans doute pas plus qu’à nous excuser, même si l’amertume est évidemment partagée et que le regret est infini, irréparable même, nous ne croyons pas aux SATYRES HUMAINS : nous ne croyons qu’à des DÉSÉQUILIBRES NATURELS,  « culturellement » transmis ou plutôt INJECTES, dans des situations URBAINES ALIÉNÉES précises, pour certains, et pour tous, surtout, dans un « environnement » bétonné machiste-féministe IMPOSTEUR, violent ET castrateur à la fois, général,  global et mondialisé. Entreprise PORNOGRAPHIQUE (basse et surréelle) de destruction du monde, ou plutôt, au niveau vécu-ressenti MODERNE, de DISPARITION du monde, du réel, pour reprendre des justes termes baudrillardiens. Il n’est peut-être de déséquilibre que sexuel au fond, c’est vrai : petite friandise pour les amateurs de poncifs intellos.

« Crime parfait » donc. Pas si parfait que cela pourtant, étant donné qu’en un sens « il n’a pas eu lieu » (c’est sa force et sa faiblesse), comme d’ailleurs une CERTAINE GUERRE  actuelle, qui fait pourtant de vrais morts. Alors que la cohorte de psychiatres, psychanalystes, sexologues, et autre rééducateurs (-trices) en tout genre nous définissent ces malheurs comme des réalités dramatiques, avec tout l’aplomb et les bons sentiments d’experts COLLABORATEURS (volontaires ou non, là n’est pas la question) dont ils sont immanquablement capables, malheurs auxquels ils opposent sans vergogne un « idéal » de bonheur DOMESTIQUE conforme en réalité bien moins réel encore, nous pensons pour notre part qu’ils ne sont qu’ ACCIDENTS CONTINGENTS, et n’ont par conséquent aucune autre réalité qu’existentielle, karmique, et « psychologique » si on veut. Autrement dit, ils n’existent que dans la mesure où l’on y croit ou y pense (mémoire temporelle), et on ne croit à un mensonge que lorsqu’on est dans l’impossibilité de faire l’expérience de la vérité. Expérience de la vérité qui peut nous échapper à jamais, c’est vrai aussi. Là est tout le drame sans doute de la jeunesse actuelle, qui ne trouve rien auquel se « heurter » finalement que la Loi, qui n’est pas ou plus l’autorité, et qui, ils le découvriront hélas trop tard pour certains, n’a pas plus de réalité non plus, donc pas plus de sens ni de justice, que le mensonge social mou qu’elle prétend contrôler et encadrer.

Bien. Nous ne croyons donc pas finalement, nous non plus, aux « erreurs d’arrivée ». Apocalyptiques OPTIMISTES, maudits aussi, en un sens c’est certain, nous croyons par contre à un CERTAIN angélisme, dont nous sommes sans doute beaucoup plus et plus souvent CAPABLES que l’on veut bien le croire, et surtout que l’on veut bien nous FAIRE croire (voir les gens plus hauts), ou plutôt à une « angélité » (homme, femme, dieux, enfant), ainsi qu’au courage, qui ne peut être, au final, que celui d’accepter, sans peur et avec «  innocence », notre propre mort. Pas facile donc, sinon impossible, pour qui continue de vivre « hors-sol ». Mort à « naturaliser » alors, PRODUITE par un système qui la nie, « agonisant de puissance », comme disait encore le puissant penseur nietzschéen Jean, ce quelque peu indifférent « joueur de mots », génération ENCORE PENSANTE, descendante directe de la paysannerie massacrée.

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