Blog sans nom et sans mots

CLAUSD "Le ciel allume, la terre nourrit." (Lie-Tseu)

12 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

Plouc (2) : De l’égalité et du handicap

Pour un véritable chrétien ou socialiste, le seul sentiment juste à l’endroit des handicapés doit probablement être la pitié – non une pitié attendrissante ou larmoyante faite de contrition personnelle ou de bons sentiments, mais une pitié fondée sur l’humilité, profonde et mystérieuse, de lâcher-prise, à l’opposé exact du sentiment de supériorité. Tout chrétien ou tout socialiste devrait considérer les handicapés comme supérieurs à lui-même, sans en tirer une sorte de laisser-passer pour sa conscience personnelle, de validation dans sa relation de puissance à Dieu ou à l’idéologie. Il est vrai qu’il y a des handicapés plus « doués » que d’autres ou qui nous touchent davantage simplement sur le plan humain : tous ceux qui ont l’habitude de les côtoyer le savent bien. Mais sur le plan religieux, un handicapé est sacré même lorsqu’il se fourvoie, comme c’est parfois le cas, dans des stratégies de « récupération » de faveur ou de dignité aux yeux de ceux qu’il considère comme « normaux » ou meilleurs : on doit comprendre qu’alors sa souffrance est évidemment démultipliée. Telle est la véritable égalité, loin des hiérarchies, et c’est certainement le secret des saints depuis toujours, aujourd’hui souvent laïcisés (je pense par exemple à certains « professionnels » de santé, d’encadrement ou d’aide à la vie, mais aussi à n’importe-quel juste ordinaire), que de savoir traiter tout naturellement avec eux, de les aider à progresser, tout en se considérant soi-même comme inférieurs à eux, car telle est la véritable élévation, et tout le monde progresse.

10 décembre 2016 ~ 1 Commentaire

Si tout a toujours été faux

Un jeune SDF me causait une fois de l’avenir : « S’il y en a un » a-t-il rajouté. 25 ans il avait. C’était un gars dont on sentait qu’il pensait, qu’il réfléchissait, tout en étant encore sonné du nouveau sort que la vie lui avait fait : la rue. On n’a pas parlé longtemps : le malaise aurait eu vite fait de s’installer. C’était un type solitaire, qui lisait, qui pensait. Et puis quoi, quel horizon pour lui ? Nada.

Un autre, à l’autre bout de la vie, 18 ans de carrière sous les ponts, me faisait lui cette réflexion : nous sommes arrivés au bout d’un cycle, et comme le printemps après l’hiver, immanquablement il y aura un renouveau. Hélas, cela ne se fera pas sans un grand nombre de destructions. Il n’y avait ni peur, ni rancune dans sa voix ou dans ses yeux : un beau mélange de sérénité, de digne détermination, et de lucidité simple, réfléchie mais non-intellectuelle. Cependant, évidemment, son sort le préoccupait en sourdine : comment ça meurt, un sdf ? Qui vient vous retrouver ou vous accompagner dans la mort ? Qui vous enterre, si vous êtes enterré ? Hm ?

Ne sommes-nous pas tous ces sdf ? Ne sommes-nous pas tous, au fond, condamnés à mort, inutiles et sans avenir ? N’y a-t-il pas là une sorte de sagesse inédite qu’il faut faire nôtre, en lieu et place de nos bourgeoises ou scolaires habitudes de penser ? N’y aurait-il pas une sorte de libération devant la prise de conscience de notre destinée ? Si tout a toujours été faux, le vrai n’en existe-t-il pas pour autant ?

09 décembre 2016 ~ 0 Commentaire

Plouc (1) : Second autoportrait

Second autoportrait

01 décembre 2016 ~ 0 Commentaire

Africa (5) : sans titre

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30 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

Twist-New generation (1) : sans titre

C’est très bon :

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22 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

La Nature (20) : sans titre

(à Jack London) : Ensuite, il aurait fallu nourrir ce loup.

11 août 2016 ~ 0 Commentaire

Sur une génération (2)

(à D., encore, et à son style et son travail comme « héritage » transmis, à nous autres, 100 ans après 14 – en attente de cicatrisation donc, de fructification, peut-être…)

*

« Il faut beaucoup plus de virilité pour élever correctement un gosse que pour tuer un homme »

Jean Giono

 

Pourra-t-on un jour en finir et stopper une IMAGINATION A DISTANCE qui n’a pas lieu d’être ? Sans avoir à nous justifier, sans doute pas plus qu’à nous excuser, même si l’amertume est évidemment partagée et que le regret est infini, irréparable même, nous ne croyons pas aux SATYRES HUMAINS : nous ne croyons qu’à des DÉSÉQUILIBRES NATURELS,  « culturellement » transmis ou plutôt INJECTES, dans des situations URBAINES ALIÉNÉES précises, pour certains, et pour tous, surtout, dans un « environnement » bétonné machiste-féministe IMPOSTEUR, violent ET castrateur à la fois, général,  global et mondialisé. Entreprise PORNOGRAPHIQUE (basse et surréelle) de destruction du monde, ou plutôt, au niveau vécu-ressenti MODERNE, de DISPARITION du monde, du réel, pour reprendre des justes termes baudrillardiens. Il n’est peut-être de déséquilibre que sexuel au fond, c’est vrai : petite friandise pour les amateurs de poncifs intellos.

« Crime parfait » donc. Pas si parfait que cela pourtant, étant donné qu’en un sens « il n’a pas eu lieu » (c’est sa force et sa faiblesse), comme d’ailleurs une CERTAINE GUERRE  actuelle, qui fait pourtant de vrais morts. Alors que la cohorte de psychiatres, psychanalystes, sexologues, et autre rééducateurs (-trices) en tout genre nous définissent ces malheurs comme des réalités dramatiques, avec tout l’aplomb et les bons sentiments d’experts COLLABORATEURS (volontaires ou non, là n’est pas la question) dont ils sont immanquablement capables, malheurs auxquels ils opposent sans vergogne un « idéal » de bonheur DOMESTIQUE conforme en réalité bien moins réel encore, nous pensons pour notre part qu’ils ne sont qu’ ACCIDENTS CONTINGENTS, et n’ont par conséquent aucune autre réalité qu’existentielle, karmique, et « psychologique » si on veut. Autrement dit, ils n’existent que dans la mesure où l’on y croit ou y pense (mémoire temporelle), et on ne croit à un mensonge que lorsqu’on est dans l’impossibilité de faire l’expérience de la vérité. Expérience de la vérité qui peut nous échapper à jamais, c’est vrai aussi. Là est tout le drame sans doute de la jeunesse actuelle, qui ne trouve rien auquel se « heurter » finalement que la Loi, qui n’est pas ou plus l’autorité, et qui, ils le découvriront hélas trop tard pour certains, n’a pas plus de réalité non plus, donc pas plus de sens ni de justice, que le mensonge social mou qu’elle prétend contrôler et encadrer.

Bien. Nous ne croyons donc pas finalement, nous non plus, aux « erreurs d’arrivée ». Apocalyptiques OPTIMISTES, maudits aussi, en un sens c’est certain, nous croyons par contre à un CERTAIN angélisme, dont nous sommes sans doute beaucoup plus et plus souvent CAPABLES que l’on veut bien le croire, et surtout que l’on veut bien nous FAIRE croire (voir les gens plus hauts), ou plutôt à une « angélité » (homme, femme, dieux, enfant), ainsi qu’au courage, qui ne peut être, au final, que celui d’accepter, sans peur et avec «  innocence », notre propre mort. Pas facile donc, sinon impossible, pour qui continue de vivre « hors-sol ». Mort à « naturaliser » alors, PRODUITE par un système qui la nie, « agonisant de puissance », comme disait encore le puissant penseur nietzschéen Jean, ce quelque peu indifférent « joueur de mots », génération ENCORE PENSANTE, descendante directe de la paysannerie massacrée.

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